Le blog d'Eric

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vendredi 26 septembre 2008

une bonne main pour un bon jeu pianistique

Une bonne main pour un bon pianiste

Lorsque je récupère des élèves qui ont eu la malchance de tomber sur un prof peu exigeant, ou qui ne sait pas lui-même tenir sa main, ou un « j’m’en foutiste », alors que l’élève est motivé et a les moyens de bien jouer du piano, je passe toujours du temps à essayer de lui redresser la main et les doigts en leur expliquant que si ils veulent un jour être de bons pianistes, il faut avoir une bonne main, de bons doigts, un bon poignet à la fois souples et solides.

(Pour savoir ce que j’entends par là, vous pouvez, si vous le souhaitez, aller voir la page (T 1 et 2) « la main du pianiste »).

Et je raconte que la construction d’une main de pianiste, c’est comme la construction d’une maison. Si les fondations sont faibles, les murs porteurs pas bien construits, on pourra peut-être rajouter un étage, peut-être même un second, et puis un jour, patatra, tout se retrouvera par terre, et ce sera tellement difficile à reconstruire, et on sera tellement tristes d’avoir passer tout ce temps pour un tas de cailloux, qu’on risque de tout abandonner.

Traduit pour la musique, au bout d’un certain temps, Alex, tu n’arriveras plus à progresser, tes morceaux seront toujours du même niveau, et lorsque tu t’essaieras à jouer une sonate de Beethoven ou un nocturne de Chopin, un Ragtime de Scott Joplin ou une ballade de Bill Evans, tu les massacreras car ta main, tes doigts ne suivront pas.

Alors là, deux solutions : tu te décourages et tu deviens un perdu du piano avec tout les regrets que ça implique, ou bien tu trouves la force de tout reprendre à zéro, comme je l’ai fait à 25 ans avec mon professeur madame Taccon, parce que pour moi, rien n’est plus important que la musique. Je peux te dire que ça n’a pas été facile de tout démolir pour tout reconstruire, mais sache que jamais je n’ai regretté les milliers d’heures passées à tout refaire.

dimanche 10 août 2008

Avant la première leçon

PRESENTATION DE LA METHODE

Les premières leçons seront assez longues à lire, car je vais avoir beaucoup de choses nouvelles à t’expliquer. J’imagine, car je ne te connais pas encore, que tu sais lire et écrire, que tu es une petite fille ou un petit garçon, ou une plus grande fille ou un plus grand garçon, ou que t’es ado, ou adulte, et je vais t’appeler Alex, diminutif d’Alexandre, d’Alexis, d’Alexia ou d’Alexandra, car on aura besoin de se parler. Pour commencer le piano, il faut en avoir un, ça à l’air évident, mais il y a encore des parents, surtout en école de musique, qui demandent si c’est vraiment indispensable d’avoir un piano dès le début. Un piano électrique peut aller, au moins pour le début, mais pas un jouet de quand tu étais bébé !!! Il faut que ton clavier ait au moins 60 notes (touches blanches plus touches noires), un piano « normal » électrique ou acoustique possède de 82 à 88 touches, des fois plus pour certains pianos de concert.

Je m’appelle Eric, je suis pianiste et compositeur, et professeur de piano, pas de cuisine, évidemment !!! Pour me connaître plus, tu peux te promener dans les différents chapitres du site, lire des articles de journaux, écouter les extraits des CD, les vidéos.

Voilà, les présentations sont faites, on va pouvoir commencer. Je te dis à bientôt pour te première leçon, Alex.

Présentation de la méthode d'Eric.

PRESENTATION GENERALE

Ces cours de piano sur le net comportent plusieurs parties reconnaissables à un code en haut de page.

La méthode proprement dite (lettre M) qui s’adresse à tout débutant et avancera progressivement, traitant de la manière la plus simple toutes les difficultés que l’on rencontre dans l’apprentissage du piano. Elle mélangera le solfège, la théorie, des exercices pratiques et des courtes pièces, mais je précise que rien ne peut remplacer un bon professeur, sachant que comme partout, il y a de bons pédagogues, et des « charlatans j’m’en foutiste ».

Toutes les pages ne s’adressent pas à tous, ainsi, un pianiste confirmé (3) n’aura que faire de cette méthode (M) ni des pages pour débutant (1) mais pourra jeter un œil sur les pages pour élèves qui ont déjà 2 ou 3 ans de pratique (2).

Ensuite, ces pages, hors méthode (M), seront regroupées par thèmes : - principes théoriques ou philosophiques de l’art du piano (P), - technique proprement dite, exercices (T), - études (E), - ma façon de travailler les œuvres du répertoire (O), - des pages d’histoire de la musique et du piano (H),

Ainsi, une page codifiée (T3) n’intéressera pas un débutant, la technique expliquée dans cette page étant trop ardue, une page notée (O1) sera inutile pour un élève confirmé, le morceau abordé étant trop facile pour lui. Certaines pages pouvant intéresser tout le monde (je pense aux anecdotes (A), ou à l’histoire de la musique (H), n’auront pas de chiffre de niveau, d’autres pourront en avoir plusieurs.

Cette méthode se veut interactive, vous pourrez m écrire, me poser des questions, m’apporter des éléments auxquels je n’ai pas pensé, car je ne prétends pas être infaillible, et mes élèves m’apportent autant que je leur apporte. Et je remercie Solène Kervennic pour ses dessins qui l’illustrent de manière humoristique.

Je vais mettre sur le blog le début de mon travail, en fonction des réactions, encouragements, soutiens que je recevrais, elle continuera ou s’arrêtera, cela dépend de vous !!!

lundi 14 juillet 2008

la musique, nourriture de l'esprit ?

Il y a quelques année, j’intervenais dans les classes des mes enfants pour apporter un peu de musique, et cela durant toute leur scolarité, de la maternelle à la fin de l’école primaire. Cette année là, j’avais comme projet de présenter aux élèves le maximum d’instruments de musique en invitant des amis musiciens. Après la batterie, la guitare électrique, la clarinette et bien sûr le piano, c’est au tout de la flûte traversière avec mon ami Daniel.

Tout est magique, les enfants sont fascinés par les sons que Daniel leur fait découvrir avec la flûte piccolo, la plus petite des flûtes, puis arrive le moment ou il sort la flûte basse. Le son profond, intense, vibre dans la classe, les enfants sont cloués sur leurs sièges, et je leur demande : « A quoi vous fait penser cette musique ? » Les réponses fusent, un bateau dans le brouillard, un cor de chasse, un cerf dans la forêt etc. Je vois le petit Quentin, tout brun, tout rond, qui se trémousse sur sa chaise, il veut prendre la parole.

«  Et toi, Quentin, ça te fait penser à quoi ? »

Il s’agite de plus en plus, ses yeux se mettent à briller d’envie, et il me répond, gourmand : « Moi, ça me fait penser à…à…de la cuisine chinoise !!! »